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X-Man

Oui, déjà avant j’étais fan de super-héros, mais c’est au collège que je suis vraiment devenu fan des X-Men.

J’ai collectionné les n° de Spidey, journal édité entre 1979 et 1989 (le début est donc quelques années avant mon entrée au collège) « Proposant au départ des aventures de Spider-Man destinée à un jeune public » et qui « […] se réorientera ensuite vers un public plus adolescent avec la réédition complète des anciens X-Men (STRANGE N°1 à 63 sauf que cette fois LUG publie les 10 premiers épisodes dans SPIDEY en couleurs !) », source Maximumcomics.

« Mon » préféré? Un des X-Men d’avant les années 80 (par manque de connaissance de ceux d’après, sauf Magnéto puisqu’il occupe un rôle central dans la filmographie). Ce sont les pouvoirs de chacun qui me fascinent: LE tout premier, évidemment, Cyclope; en fait, c’est pas tant le pouvoir qui me plaît chez lui, c’est son côté sombre, romantique, il est le détenteur d’un pouvoir tenant de la malédiction, puisque meurtrier s’il n’est pas contenu par quelque chose d’extérieur à la volonté (mis à part s’il ferme les yeux évidemment); dans cette même génération, il y a Diablo également, lui aussi pour sa noirceur, mais pour le coup son pouvoir est sympa, il peut se téléporter (pas trop loin, et que dans un endroit qu’il connaît, mais bon, c’est déjà pas mal).

Dans la deuxième génération, Serval évidemment, pour son « exosquelette intégré »,  ou Colossus parce qu’il peut se « carapacer », se recouvrir de métal et se rendre invulnérable.

Mais aussi Tornade (et c’est là la raison pour laquelle le possessif  « mon » était entre guillemets), parce qu’elle fait littéralement la pluie et le beau temps, sorte d’Eros et Thanatos « en même temps », et sinon, de la première génération, Strange Girl, qui possède un pouvoir FANTASTIQUE, la télékinésie! et puis elle est l’amoureuse de Cyclope, et elle aussi a un côté vraiment vraiment noir: devenue Phénix, ses pouvoirs s’accroissent tant et si bien qu’elle ne peut plus les contrôler, ils prennent le dessus, elle devient presque mauvaise (une fée/sorcière), et choisit de se laisser autoconsummer pour que le mal ne prenne pas le dessus (une véritable tragédie grecque).

J’ai toujours eu un faible « mental » pour elle, faible accru par la beauté de celle qui l’a incarnée dans les X-Men de Brian Singer (et le dernier de la trilogie, de Brett Ratner).

Voilà.

Et aujourd’hui, à 46 ans, je suis enfin un X-man (pas un acteur porno hein).

Mon pouvoir?

Dur à dire… le pouvoir de paraître bourré sans même boire?

Non, mon pouvoir lui ne s’est pas trop trop manifesté (ou alors j’ai pas assez bossé dessus), contrairement à la mutation génétique qui m’affecte.

Bon, je vous raconte tout, ça n’a que quatre ans (enfin ça a été identifié il y a quatre ans, c’est une maladie neurologique d’origine génétique qui n’apparaît qu’à l’âge adulte – podcast ICI -, bref un truc qui apparaît autour de quarante ans, et je peux dater des prémisses apparues vers 38 ans).

C’est à l’été 2013 que « tout se joue ».

Enfin joue, non, c’est justement là que le bât blesse, je ne peux plus jouer au foot avec mes schtroumpfs, je ne peux plus courir, et quand j’arrive à envoyer mon pied dans le ballon, je n’ai pas la force de l’envoyer où il faut.

Ce n’est pas apparu d’un coup, mais bossant de chez moi (je me suis trop déplacé pour le boulot avant, et pour pouvoir travailler avec mes collègues, en Inde ou aux Philippines, ça fait plus de sens de bosser de chez moi, chose à laquelle mon chef, Allemand, ne voyait pas de problème), je ne me rendais pas trop compte de l’ampleur des difficultés.

Je décide donc d’en parler à mon généraliste (un ancien interne des hôpitaux de Paris, urgentiste, au diagnostic très très sûr – c’est grâce à lui que le pneumothorax de mon père a été identifié quand il s’est produit -), qui décide de m’envoyer chez une neurologue.

Elle s’étonne que je ne sois pas venu avant, elle en voit tous les jours qui viennent pour un fourmillement dans le bout du doigt.

Il faut dire que je n’ai jamais été très très médecin… pas par angoisse de la blouse blanche, loin de là, c’est juste que je n’ai pas souvent été malade, et donc à part les visites régulières chez le généraliste pour les licences de judo et les vaccins, et les visites chez l’ophtalmo (pour cause de bigleuserie poussée) et chez le dentiste (à l’occasion de la pose et du serrage de mon appareil rendu nécessaire par le suçage de mon pouce, ou alors pour les visites annuelles), ben je suis pas allé très très souvent chez le médecin.

Et puis en plus, me dit-elle, quand vous parlez, on dirait que vous avez une patate dans la bouche.

C’est vrai que j’ai un souci d’élocution depuis longtemps (ma femme m’a toujours connu avec ça depuis la fac d’allemand, y a bientôt 25 ans), et la façon de décrire le symptôme ne m’a pas dérangé; je n’en dirais pas de même quand j’ai dit pourquoi je venais la voir à l’orthophoniste chez qui je vais régulièrement depuis quatre ans, qui a été outrée que la neuro m’ai dit ça comme ça.

Bref, la neuro me prescrit deux IRM, une cérébrale et une autre de la colonne vertébrale.

Je fais les radios en question, et je rencontre le radiologue après les radios.

Bonjour, alors M., elle va bien votre consommation d’alcool? dit-il, goguenard.

Une fois de plus, pas tant dérangé que ça (contrairement à tous ceux à qui je le raconte maintenant), je lui réponds pas mal, vu que j’bois pas.

Ah… me répond-il.

Pour faire court, atrophie cérébelleuse, du cervelet donc, le petit machin sous le cerveau et au dessus de la colonne, le gyroscope interne qui donne des ordres aux différents muscles pour se déplacer, garder l’équilibre (après atrophie du cervelet, c’est pas lui qui me l’a dit, le syndrome de ceux qui n’en disent pas trop pour rester incompris et « briller » en société).

Outre la consommation d’alcool, l’origine de l’atrophie peut-être soit un accident (un AVC, une rupture d’anévrisme à laquelle on survit, et on ne peut pas ne pas se rappeler un truc comme ça, ne pas se souvenir d’un truc comme ça), soit virale me dit-il, et il transmettra évidemment à la neuro.

Quelques jours plus tard, elle m’appelle, pour me dire que, comme elle me l’avait laissé entendre, il allait falloir programmer un court séjour en hosto, trois/quatre jours pour une batterie de test.

Initialement prévu pour début février, de tristes circonstances familiales (décès de mon beau-père) font que je refuse de laisser ma femme seule aussi rapidement, et après en avoir parlé avec cette dernière, je repousse à mars.

Je rentre donc début mars, deviens vite la coqueluche des infirmières, parce que les patients ne sont généralement pas aussi « jeunes » (et malheureusement pour les autres patients, pas toujours sains d’esprit non plus).

Plusieurs analyses (en plus de celles que j’avais faites avant, comme celle de Lyme par exemple), scan pelvien, ponction lombaire, tests avec une orthophoniste, tests de neuro (réflexes et réactions nerveuses, déplacement et déplacement des yeux, questions diverses – généalogiques et autres -), et pour finir EMG.

Pardon, c’était pour faire « mon » Urgences, un EMG c’est un électromyogramme: on vous plante des sondes à différents endroits – j’ai eu le droit à une spéciale rien que pour moi, pour mon problème d’élocution, dans l’apex, le bout de la langue -, on contracte le muscle correspondant à la zone où la sonde est plantée, et le neuro analysant convertit le bruit en intensité électrique, et voit si la réponse se situe dans la moyenne.

La ponction lombaire, un « charme »: rien à voir avec celles qu’on voit dans MD House, on n’est pas couché mais assis, puisqu’il faut faire le dos rond pour écarter les vertèbres le temps que la grosse aiguille ponctionne dans la colonne vertébrale, après que la petite a pré-percé je crois; très inconfortable et fatigant, pas si douloureux (de toute façon faut bien faire avec), surtout quand l’interne rate un peu son coup (mais il faut bien qu’il pratique pour le faire bien à la fin) et que le chef du département qui surveillait reprenne le boulot; je ne faisais rien (à part le dos rond, pas complètement rond non plus, parce que sinon on écrase l’aiguille, donc comme si on était en extension), mais j’ai sué à grosses grosses gouttes (au propre).

Une fois tous les tests finis, visite des chefs chefs du département, pour me dire que les tests avaient éliminé toute cause virale, mais qu’elles se proposaient, si je le souhaitais, de demander à des collègues de la Pitié-Salpêtrière de se pencher sur une origine génétique.

Contre toute attente, la réponse du département de neurogénétique de la Pitié ne s’est pas fait attendre (les chefs du département neuro de mon hôpital m’avaient dit que cela pouvait prendre du temps avant que les neurogénéticiens ne me répondent, vu qu’ils étaient très occupés).

Rendez-vous pour le mois de juillet.

« Briefing » avec mon généraliste concernant le « décryptage » des analyses faites à l’hôpital et du compte-rendu détaillé qu’elles m’ont donné.

Généraliste à qui je demande les coordonnées d’un kiné, puisque deux rendez-vous par semaine me sont recommandés par l’hôpital, ainsi que les coordonnées d’une orthophoniste, pour le traitement de la dysarthrie identifiée à l’hôpital, deux fois par semaine également.

Au mois de juillet donc je rencontre une spécialiste du département de neurogénétique de la Pitié (docteur à l’époque, professeur maintenant, spécialisée dans la maladie de Huntington, le professeur Durr – Dürr en fait puisqu’elle est Allemande, mais résidant en France de longue date -, très très gentille, compréhensive, bref humaine, le contraire de ce qu’on peut souvent entendre à propos des neurologues, plus tournés ver le diagnostic scientifique que vers l’empathie – je précise que ce n’est pourtant pas ce que j’ai vécu au département neurologie de l’hôpital – mais très certainement car elle a souvent des choses lourdes à annoncer – je vous invite à aller voir une intervention d’elle au théâtre de l’Odéon ICI -).

Plusieurs tests neurologiques (coordination motrice: poser l’index sur le bout de son nez, rejoindre de son index le doigt du « testeur » positionné aléatoirement puis revenir sur le bout de son nez; taper sur sa cuisse le plus rapidement possible avec successivement la paume puis le dos de la main; toujours le plus rapidement possible placer le talon sur le genou opposé et descendre le long du tibia; différents réflexes; marche, marche en funambule; station debout pieds joints; déplacements des yeux) font constater une certaine spasticité, c’est-à-dire une exagération des réflexes, muscles qui se tendent involontairement – et fortuitement, comme si la jambe était en porte-à-faux et battait la mesure, voire de façon inopportune, quand on marche par exemple – (aujourd’hui, le simple fait de me taper les mains sur les cuisses près du genou, pas très fort, déclenche le réflexe de tension de la jambe, comme le provoque le coup de marteau à réflexes sous la rotule); des questions (pour établir un arbre généalogique, remontant jusqu’aux grand-parents), une prescription de test oculomoteur à la Pitié, communication des résultats de la ponction lombaire arrivés entre-temps – pas de trace de quoi que ce soit dans le liquide céphalo-rachidien, ce qui exclut entre autre une sclérose en plaques -, prélèvements sanguins, une bonne dizaine de flacons, pour entamer des recherches génétiques, décodage d’un panel de gènes identifiés comme sources de neuropathies (des gènes sources de gênes), et prescription d’un médicament, la L-Dopa (si j’ai bien compris, une molécule qui sert à fabriquer la dopamine, une dope naturelle énergisante, médicament souvent prescrit aux parkinsoniens – un autre syndrome cérébelleux -).

Prochain rendez-vous dans six mois (et depuis, régulier une fois par an).

Entre-temps, rendez-vous pris pour le test oculomoteur à la Pitié (bâtiment Babinski, le neurologue du réflexe éponyme quand on gratte sous le pied avec une tige, et découvreur entre autre de l’héminégligence – neuropathie affreuse qui, comme son nom l’indique, fait oublier une moitié de la réalité qui nous entoure – neuropathie dont souffre ma belle-mère hémiplégique victime d’un AVC lourd en juillet dernier).

Un truc excellent ce test, digne des meilleurs jeux électroniques « Pong-like »: comme pour le test de l’ophtalmoscope chez l’ophtalmo, le front et le menton sont bloqués dans des logements spécifiques pour éviter les mouvements brusques.

Des points apparaissent devant vous (un peu comme lors d’un champ visuel chez l’ophtalmo), de mémoire d’abord à droite puis à gauche sur une même ligne et vers le centre de cette ligne, puis en haut et en bas, toujours sur une même ligne et toujours vers le centre de cette ligne, puis sur cette même ligne mais de manière aléatoire, et d’autres combinaisons (c’est pas que j’ai la mémoire qui flanche, non, mais j’ai peur de confondre avec les champs visuels que j’ai faits dernièrement).

Une caméra placée en face suit les mouvements des yeux, la fluidité de leurs déplacements (les syndromes cérébelleux « stroboscopisent » le mouvement des yeux – en plus de ceux des membres moteurs – et la fluidité s’en ressent donc) et note les temps de réponse.

Au rendez-vous suivant, je dis que la L-Dopa, « c’est pas pour moi », très voire trop astreignant – à prendre 30mn avant le repas si je me rappelle bien, 30mn avant la prise de L-Dopa prise d’un anti-vomitif – et très nauséeux – malgré l’anti-vomitif, un déplacement en voiture dans l’heure qui suit sa prise est pour le moins pas agréable, voire gerbant – et je demande le certificat médical dans le formulaire adéquat et idoine pour le dossier de RQTH (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé).

Je pense que c’est quand même plus sûr, ça met plus ou moins à l’abri des aléas économiques (une recherche d’emploi à cette époque aurait déjà été compliquée; mais aujourd’hui elle serait purement et simplement impossible), et j’ai donc pris conseil au boulot auprès de personnes ayant déjà effectué cette démarche.

Ça m’aura pris presque un an au final, mais c’est parce qu’il y a eu déménagement de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) de mon département je pense et donc réorganisation (un collègue atteint de polyarthrite ankylosante que j’ai tanné pour qu’il demande sa RQTH en procédure d’urgence l’a eue en quelques mois).

Pour ce qui est du médicament, elle me prescrit un décontractant musculaire, le Liorésal, contre la spasticité, un trois fois par jour.

Le médicament générique correspondant est le baclofène, un médicament qui sert à d’autres pathologies, entres autres comme moyen de lutter contre l’alcoolisme (en donnant le change aux capteurs habitués à recevoir leur dose je crois).

Je ne sais pas si ce que je vais dire fait sens: la consommation d’alcool joue directement sur le cervelet (raison pour laquelle les buveurs de Rhum ivres tombent en arrière, et seulement ceux-là – vu et appris à la Réunion – ), comme me l’a d’ailleurs fait remarquer le premier radiologue lors de mon IRM cérébrale.

Et la démarche ébrieuse des personnes atteintes de syndrome cérébelleux n’est rien de plus qu’une démarche d’homme ivre (fut un temps où j’aurais pu et adoré, mais plus aucune chance maintenant que je maîtrise le Zui Quan, la boxe de l’homme ivre).

C’est pour cette raison qu’un type s’est effacé un jour pour me laisser passer sur le trottoir, en me toisant des pieds à la tête.

Je me suis donc arrêté pour reprendre ma respiration (ça fatigue de marcher comme un pingouin, « sans genoux » ou presque, surtout quand le trottoir est une succession de bateaux, et que lever les pieds à plus de cinq centimètres demande de grands efforts et fait perdre l’équilibre), pendant qu’il me disait goguenard « alors, on a bu une bière de trop ».

J’ai répondu non et comme il se demandait visiblement « ben quoi alors? », j’ai ajouté « je suis juste handicapé ».

Il m’a tapé sur l’épaule, pour signifier les plates excuses que l’expression sur son visage laissaient deviner.

En repartant, j’ai lancé en riant un « si ça pouvait n’être que ça » (j’ai la chance de pas avoir à travailler mon stoïcisme, c’est une valeur familiale, un peu comme les petits Spartiates dans il était une fois l’homme, qui ne doivent pas montrer qu’ils ont mal quand un renard leur mord les fesses pour les punir de leur larcin – le siècle de Périclès, 15:37 à 16:15 -).

Cela étant, je préfère ça que les gens qui vous toisent en n’en pensant pas moins (à part les enfants, qui eux cherchent le truc qui déconne, et ne pensent à rien).

Bref, cela ne m’étonne pas outre mesure (à tort peut-être) qu’un médicament utilisé dans le cas d’un syndrome cérébelleux puisse aussi être utilisé contre l’alcoolo-dépendance.

Je fais juste parfois un topo aux pharmaciens quand je vais prendre ma prescription de baclofène (ce qui est bête, parce que on peut penser que les pharmaciens se moquent de  connaître la raison pour laquelle quelqu’un prend ces médicaments).

Et alors que je ne faisais d’habitude ce topo qu’à des pharmaciens que je voyais pour la première fois, il a fallu dernièrement que je le refasse à une pharmacienne de la pharmacie où je vais régulièrement: l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a élaboré en mars 2014, et pour une durée de 3 ans, une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) du baclofène dans la prise en charge des patients alcoolo-dépendants, donc dans le cadre de ce qu’on appelle une prescription hors AMM, pour Autorisation de Mise sur le Marché puisque le baclofène est normalement utilisé comme décontractant musculaire, et l’a reconduite pour un an en mars 2017, limitant la délivrance à 80mg par jour, 8 comprimés pour faire court.

Or, étant à neuf comprimés par jour (du chemin depuis les trois par jour), ça a fait tiquer ma pharmacienne.

Elle commence donc à me dire qu’il faudrait que mon médecin m’en prescrive moins, je lui fais remarquer (en retenant un rire à gorge déployée) qu’il y a peu de chances que ça se produise et qu’il y a même beaucoup de chances que les doses augmentent prochainement (même si le dosage actuel commence à me rendre la vie dure, vu que ça m’endort « un chouille »). Elle m’explique en gros de quoi il retourne, que c’est pour l’alcoolo-dépendance (heureusement que j’ai fini par me moquer de ce que les autres peuvent penser, parce que le volume de la discussion faisait qu’elle ne pouvait échapper à personne).

Je lui rappelle donc que le baclofène ne m’est pas du tout prescrit dans le cadre de l’alcoolo-dépendance, mais comme moyen de lutter contre la spasticité.

Oui oui, je sais, répond-elle.

Interloqué, je me demande alors pourquoi donc me gonfler, qu’elle apprenne donc à lire et à réfléchir (pourtant, pharmacienne, c’est quand même pas rien), aurait-elle du temps à perdre, ou a-t-elle envie de me tenir la jambe?!

Et pourtant elle insiste… bon, je vais en parler à mon généraliste vu que je vais aller le voir bientôt pour le renouvellement de l’ordonnance, lui dis-je donc, histoire qu’on passe à autre chose. Et quand je l’ai raconté à mon généraliste, ça l’a bien fait rire.

Voilà, sinon, l’orthophoniste trouve que la dysarthrie s’améliore, je lui dis donc en riant que c’est sûrement qu’il faut que j’attende vingt-cinq ans pour que mes soucis de marche s’atténuent (elle, ça la fait moyennement rire, j’sais pas pourquoi…).

Elle trouve que j’ai perdu ce rythme saccadé que j’avais avant, je pense qu’il résultait de l’effort que je faisais pour prononcer correctement chaque mot, en espérant ne plus voir le regard de mon interlocuteur lisant sur mes lèvres pour tout saisir (et sinon, je me taisais, laissais les autres parler, solution de facilité certes).

Ce qui l’étonne, c’est que pour en avoir parlé à un collègue des hôpitaux de Paris, les syndromes cérébelleux s’accompagnent généralement d’un nasonnement, une nasalisation poussée, et qu’elle n’entend pas un tel nasonnement chez moi.

Pour en revenir à la neuropathie, la phase diagnostic est finie, comme me l’a dit tristement le professeur Durr en octobre dernier (pourquoi tristement, elle n’y peut rien après tout). Ça ne veut pas dire qu’il y a un diagnostic, ça veut juste dire que la phase qui permet l’étude d’un panel de gènes est finie, et qu’il faut maintenant étudier des gènes un par un, gènes suspectés d’être possiblement la cause. Et puis de toute façon, y a pas à s’impatienter, il me semble avoir lu que le délai moyen de l’errance de diagnostic était de quatre ans (j’y suis à peine) et pouvait durer jusqu’à quinze ans. Et de toute façon, ce n’est pas parce qu’il y aurait diagnostic qu’il y aurait nécessairement traitement (je serais enfin un oiseau rare). Cela étant, ça pourrait être bien que je puisse donner un coup de main comme avant et m’occuper de la maison (je me force toujours, mais le ménage complet, la tonte de mes misérables vingt mètres carré de jardin ou la coupe des haies me causent souvent courbatures et autres douleurs encore plus handicapantes, et sont des tâches quelque peu périlleuses). Et puis une identification du gène coupable permettrait qu’on dépiste mes schtroumpfs… ce serait bien que le gène correspondant dans leur génome vienne de ma femme, et pas de mon ADN, a priori corrompu.

Pour ce qui est des symptômes, pas facile de les décrire.

Imaginez quelqu’un qui aurait pris une bonne cuite (mais une vraiment bonne), et qui ne pourrait pas rattraper ses faux pas, parce que pas d’équilibre et pas de réponse immédiate des membres moteurs inférieurs, pour cause de paraparésie (paralysie légère des membres inférieurs ).

Quelqu’un qui ne peut pas faire de marche funambule (sur une ligne imaginaire), parce que dans l’incapacité de mettre ses pieds où il veut, d’envoyer ses jambes où il a besoin qu’elles aillent (dans la rue par exemple – si flaque ou autre chose, parfois je deviens psychopathes et aurait au moins de faire bouffer les déjections de leur clébard aux propriétaires qui les laissent déféquer n’importe où et ne ramassent pas! – impossible de passer au-dessus, il faut que je m’arrête – pas facile – pour contourner l’obstacle, et si j’arrive pas à m’arrêter, ben je marche dedans).

J’insiste à rester debout pour mettre slip, chaussettes et pantalon, mais c’est casse-gueule, même si on bosse l’appui unipodal avec le kiné, en plus de la marche sur des parcours instables et des étirements, ou même avec un appui (il me manque deux bras en fait, plus longs de 10cm que ceux que j’ai, pour me tenir pendant que j’enfile le reste).

Je sais qu’il y a pas mal d’associations, en particulier CSC pour Connaître les Syndromes Cérébelleux. C’est peut-être un tort, mais je « garde mes distances » avec ces assos, en premier lieu du fait de mes très très grandes difficultés de déplacement (train et métro, on oublie, bus, un freinage sec risque de m’envoyer au sol – je parle d’expérience -), mais aussi parce que je redoute d’entrer dans des échanges routiniers entre malades, pour ne parler que de nos maladies.

Et puis il y a d’autres douleurs: la démarche pas fluide et forcée provoque des douleurs lombaires, mettre ses chaussettes fait mal aux épaules (un pantalon tient en gros seul, on peut se servir de l’autre bras pour forcer la pliure de la jambe et la ramener à soi, mais une chaussette, il faut les deux mains pour écarter les bords et mettre le pied dedans, donc le pied est éloigné – avoir les bras longs, c’est une des autres raisons pour lesquelles je veux bien être Camille Lacourt -). Et mal dans le dos fait qu’on marche encore moins bien, donc… un cercle vicieux (aparté comme je les aime: cercle vicieux, c’est le serpent qui se mord la queue, le serpent image du diable qu’on utilise ici pour ne pas dire son nom, et qui donne donc en Allemand le Teufelkreis, le cercle du Diable).

Cercle vicieux, puisque de toute façon, on a beau se forcer, c’est pas simple, donc on se déplace moins, et ça devient donc encore plus compliqué (puisqu’on perd les quelques automatismes qui restaient), etc etc.

Tout ça pour que l’on ne pense plus systématiquement à la consommation d’alcool quand on voit quelqu’un tituber dans la rue, que les syndromes cérébelleux viennent aussi à l’esprit comme cause potentielle (non, parce que j’ai bien pensé soit à porter une pancarte qui dirait « je ne suis pas alcoolique, juste handicapé » ou à le « litaniser » tout le long de mon parcours de façon audible, mais là, je passerais pour un fou).

 

 

 

 

 

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Pyramides des âges en France en 2018

La pyramides des âges en France au 1er janvier 2018 communiquée par l’I.N.S.E.E. est presque symétrique:

Pyramide des âges 2018

Presque, « à vue de nez » seulement.

Une analyse plus poussée du dénombrement annuel montre qu’il y a plus d’hommes que de femmes jusqu’à l’âge de 25 ans.

La différence est de 16038 hommes de plus à l’âge de 0 an – naissance en 2017 -, fluctue tout en restant autour de ce nombre (sauf à l’âge de 3 ans – naissance en 2014 – où elle est de 12280) et culmine à 21731 à l’age de 18 ans – naissance en 1999 -.

Cette différence s’amenuise par la suite régulièrement pour arriver à un nombre de 841 à l’âge de 25 ans – naissance en 1992 -.

La différence s’inverse, et il y plus de femmes de 26 – naissance 1991 – , 5439, à 31 ans – naissance 1986 -, 22306.

Même s’il y a toujours plus de femmes que d’hommes dans les années qui suivent, la différence se réduit jusqu’à l’âge de 47 ans – naissance en 1970 – où elles ne sont « plus » que 7203 de plus que les hommes.

Il est à noter que certaines années, bien que la différence entre le nombre de femmes et d’hommes soit dans une phase de réduction globale, elle augmente par rapport à l’année précédente.

La différence s’accroît de nouveau ensuite, de l’âge de 48 ans – naissance 1969 – où elles sont 10078 de plus que les hommes, à l’âge de 85 ans – naissance en 1932 – où elles sont 84645 de plus que les hommes.

On note une fois de plus quelque exceptions dans cet épisode d’accroissement, où la différence diminue par rapport à l’année précédente, mais pas de manière significative, sauf à l’âge de 72 ans – naissance 1945 – où elles sont 39612 de plus que les hommes, alors qu’elles étaient 47981 de plus que les hommes l’année précédente.

De l’âge de 86 ans – naissance en 1931 – à 100 ans et plus – naissance 1917 ou avant -, l’accroissement de la différence se fait moindre, sauf à l’âge de 87 ans – naissance 1930 – et de manière plus marquée à l’âge de 100 ans ou plus.

Pour plus de détails année par année, voir ce fichier excel, ajout sur le fichier de l’I.N.S.E.E. des colonnes F à J pour plus de visibilité: pyramide-des-ages-2018

 

Généalogie

Pourquoi la généalogie?

Parce que j’ai deux passions (entre autres), l’histoire et les énigmes.

Et en plus, je trouve ça sympa de découvrir des détails sur ses ancêtres.

Des trucs sympas (des décorés de la Légion d’honneur – base Léonore -, des conseillers à la cour du Prince de Hesse, des faits d’armes dans les livrets militaires ou sur le site Mémoire des hommes).

D’autres moins, comme par exemple le jugement ayant justifié le divorce d’entre sa femme et un de mes arrières grand-pères, parce qu’il était loin d’être doux avec elle (euphémisme).

Et puis ça fait prendre conscience de certains faits historiques: les actes paroissiaux du côté de mes aïeux protestants par exemple, où les actes des prêtres catholiques parlent de personnes de R.P.R (…) ou de Religion P.R (religion prétendument réformée) décédées dans l’hérésie de Calvin et enterrées en terre profane (alors que les catholiques étaient inhumés); que d’autres convertis de force (« suffisamment instruits des vérités de notre Sainte Eglise ») sont reconnus « sincèrement revenus de leurs erreurs auxquelles ils ont renoncées et renoncent présentement de tout leur cœur, ont promis de vivre et mourir dans le Sein de l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine » tel « qu’il appert par le certificat » du « prêtre et curé […] commis […] pour leur instruction »; qu’un autre (Jacques PELLISSIER TANON pour ne point le nommer) ayant facilité par sa fonction de châtelain royal la prédication de la « fausse » religion, a été convaincu de prévarication et d’avoir favorisé la fuite des prédicants et donc condamné à servir le roi sur les galères (d’où le nom de Galériens donné aux condamnés du Désert), ayant préalablement été marqué au fer chaud

JPTC

(le détail de la condamnation est « truculent », voir l’arrêt de la souveraine cour de parlement aides et finance du Dauphiné du 3 septembre 1740, numérisé par Google ;)), s’est enfui (en l’occurrence en Suisse) et y est mort quelques années plus tard (Genève, décembre 1747).

Les recherches généalogiques sont maintenant assez simples.

En France (mais on peut aussi trouver des liens pour des recherches à l’étranger), chaque département possède des Archives Départementales (AD) qui possèdent les registres d’état civil des communes de ce même département (lorsque le registre communal a été versé aux AD, ce qui, si je ne me trompe pas, arrive à la date de clôture d’un registre, soit 75 ans).

La plupart du temps, ces AD publient en ligne les registres (Liste de Francearchives, liste incluant les liens vers des archives communales pour les communes en ayant).

Cette publication en ligne répond à certaines règles; outre celles définissant l’archive comme étant publique (75 ans pour les naissances – ou 25 ans après la date du décès de l’intéressé – et les mariages, les actes de décès sont immédiatement communicables), il y a les délais définis par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL): dans la Délibération n° 2012-113 du 12 avril 2012, les délais sont de 75 ans pour les actes de mariage, 75 ans pour les actes de naissance sans mention marginales (date de mariage, de divorce, de reconnaissance, de décès) ou 100 ans avec (donc 100 ans, les AD ne vont pas gommer les mentions marginales et re-numériser ultérieurement les actes) et 25 ans pour les actes de décès (plus de détails ICI); pour finir, il y a aussi une question pratique: la numérisation représente des coûts et de la mobilisation d’employés, elle ne se fait donc pas toujours au fur et à mesure des délais « susmentionnés », et on trouve dans la plupart des actes des numérisations jusqu’au début du 20ème siècle (des exceptions sont à noter, entre autres pour les AD75).

On distingue entre registres d’état civil et registres paroissiaux, après 1792 pour les premiers et avant donc pour les seconds.

Les registres d’état civil contiennent les naissances, mariages et décès de chaque année, les registre paroissiaux contiennent les baptêmes, mariages et sépultures (ou inhumations), les BMS.

Dans les deux cas il s’agit de tenir des registres de l’état civil, comme institué par l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 (au moins pour les naissances), mais les registres paroissiaux étant tenus par des curés, on n’y trouve pas d’acte pour des personnes de confession juive – on peut peut-être demander aux consistoires régionaux, mais je n’ai jamais essayé, je suis stoppé à 1789 pour les recherches du côté de ma femme -, et parfois des protestants (pas toujours, mais on peut trouver des registres protestants tenus soit par des pasteurs itinérants, soit par les lieutenants de bailliages du roi).

La grande grande différence qui rend les recherches jusqu’en 1792 plus rapides (si les aïeux n’ont pas trop bougé d’une ville à une autre, voire à un autre département, parfois très très éloigné – ex. Isère/Essonne -), ce sont les Tables Décennales (TD).

Certaines communes tenaient avant 1792 des tables annuelles, et on trouve parfois des tables à la fin de chacune des années dans les registres paroissiaux.

Mais les TD, c’est… RÉ-VO-LU-TIO-NNAIRE! comme leur nom l’indique, elles listent sur une période de 10 ans les naissances, mariages et décès (1792-1802 – an X -, -an XI- 1803-1812, 1813-1822,1823-1832,1833-1842, 1843-1852, 1853-1862, 1863-1872, 1873-1882, 1883-1892, 1893-1902, 1913-1922 etc…).

Une fois qu’on a la date dans les TD, on peut aller voir dans le registre idoine et trouver l’acte individuel.

Et sur l’acte individuel, d’éventuelles mentions marginales (souvent pas avant la fin du 19ème siècle, à part pour les rectifications d’actes et les reconnaissances, code Napoléon, voir ICI pour plus de détails sur les mentions marginales) peuvent aider à trouver les autres grands événements dans la vie d’un ancêtre.

Pour faire simple: sur votre acte de naissance (« demandable » en ligne sur le site de votre commune de naissance) figurent les dates et lieux de naissance de vos parents (obligatoire depuis 1922).

Vous demandez de la même façon les actes de vos parents, et vous retrouverez vos grands-parents. Si après 1922 (mon cas), vous avez la date et le lieu de naissance de vos grands-parents. Si avant, vous avez au moins le nom de vos grands-parents, et vous pouvez chercher le mariage correspondant dans les TD de la commune où est né votre père et dans celle de la commune où est née votre mère, un peu avant leur naissance. Si vous ne trouvez rien, vous pouvez regarder dans les recensements de population pour la ville où elle ou il est née/né (de l’inclusive en toutes lettres), il se peut que vous y trouviez la commune de naissance, au moins son âge, son année de naissance peut être déduite et vous pourrez consulter son livret militaire ou registre matricule dans lequel figure la date exacte (si c’est un homme, et sachant que l’année de recrutement – classe – est l’année de naissance + 20).

Et ainsi de suite (sans les recensement ni les registres matricules, les deux datant au mieux du milieu du 19ème, plus souvent de la fin de ce siècle).

C’est quand on arrive à avant 1792 que ça se corse (mais sympa quand même, et gratifiant quand on finit par trouver): il faut souvent parcourir des registres de BMS et « lire » tous les actes (souvent les déchiffrer, faire de la paléographie), retenir certaines formules pour identifier l’acte (différencier un B d’une S et d’un M – « après publication de trois bans faite en cette église aux prônes de la messe paroissiale » pour les M par exemple -) si le curé n’a pas fait précéder chaque acte d’un B, d’un M ou d’un S.

Et si l’acte est de l’est de la France (Strasbourg par exemple), l’acte paroissial sera en Allemand, mais pas l’Allemand d’un acte Strasbourgeois entre 1871 et 1918, de l’Allemand que je n’arrive pas à déchiffrer (ou un mot sur 5…).

Pareil pour le nord-est, où l’acte pourrait être en latin (peut-être aussi ailleurs, mais je n’en ai encore jamais rencontré).

Heureusement, il y a des sites d’entraide généalogique qui offrent d’aider les généalogistes, comme FranceGenWeb ou Le Fil d’Ariane (mais aussi beaucoup de forums, trop pour être listés ici), qui proposent leur aide dans plein de domaines (entre autres paléographie et demande d’actes dans des AD qui ne sont pas en ligne ou pour des registres qui ne sont pas en ligne, disponibles en salle de lecture uniquement).

Et je remercie très très chaleureusement les bénévoles de ces sites et ceux des forums pour leur aide, sans laquelle j’aurais bien des fois été bloqué, et n’aurais pas pu remonter à des actes du 17ème (mon plus ancien ascendant direct pour l’instant – dont j’ai les actes, parce que j’en ai de plus anciens, mais pas d’acte, donc « putatifs » -, Marin LOISEAU).

Voilà, je pense avoir balayé en gros, si certains voient des précisions, des commentaires ou des corrections à apporter, qu’ils n’hésitent pas à mettre un commentaire.

 

« Les députés ne sont pas des salariés du privé auxquels leur patron donne une mission » (F. de Rugy)

Qu’ils ne soient pas des salariés du privé, ça soit, tout le monde en conviendra, ou alors il faudrait être sacrément con dans la mesure où ce sont des fonctionnaires, puisqu’ils perçoivent un traitement de l’Etat.

Maintenant, ils ne remplissent pas une mission que leur patron leur donne ?

Ils ne travailleraient pas, n’auraient donc pas de patron et n’effectueraient donc pas de mission non plus ?

Je demande, parce que même un indépendant a toujours un patron, lui-même, parce qu’il ne va pas gagner d’espèces sonnantes et trébuchantes à ne rien faire…

Et comme ils gagnent de l’argent (le traitement qu’ils perçoivent), c’est qu’ils travaillent !

Et comme ils travaillent, ils ont nécessairement un patron.

Ensuite, pas de mission ?

Excusez-moi, mais là, vous nous prenez VRAIMENT pour des cons.

S’ils ont un boulot, ils ont nécessairement une mission, mission qui s’appelle d’ailleurs un mandat (d’où l’IRFM).

Et leur mission, le mandat, c’est de gérer la circonscription dans laquelle ils ont été élus (aparté : de là à dire que ce sont ceux qui les ont élus qui sont leur patron, non, loin de moi cette idée, bien que ce soient aussi les impôts que payent ceux qui les ont élus qui financent leur traitement…).

Et je ne pense pas que s’acheter un écran plat où offrir un cadeau de Noël au petit-fils d’un collègue (rappelons quand même qu’on a vu ça dans un reportage, je crois que c’était Envoyé Spécial il y a quelques temps !) fasse partie de la gestion de la circonscription dans laquelle ils ont été élus !!!

Voilà donc pourquoi les députés doivent, comme tous ceux qui dépensent l’argent que d’autres leur donnent, en dehors de leur salaire ou d’un prêt à la consommation AVEC INTÉRÊTS, justifier les frais dont ils demandent la couverture au titre de l’IRFM.

C’est l’unique et suffisante raison.

Il est simplement INACCEPTABLE qu’ils n’aient pas à justifier leurs frais, et ils n’ont pas leur mot à dire.

La justification doit-être la règle parce qu’il ne peut pas y avoir de dépense injustifiée dans ce domaine, et ils s’y plient ou ils trouvent un boulot où ils peuvent ne pas justifier les dépenses qu’ils imputent à des frais remboursables.

Comme on dit de nos jours, period !

Socialistes et Macron-compatibilité

C’était le titre d’une rubrique à la radio il y a quelques jours.

Faisons simple: un socialiste, c’est quelqu’un mu par la justice sociale, dont le fondement est que les infrastructures sociales (ie services publics) sont financées à hauteur des moyens de chaque contribuable.

Il me semble (doux euphémisme s’il en est) que réformer l’assiette de l’ISF, ce qui pourrait avoir pour conséquence de tout simplement exonérer de l’ISF certains qui devraient y être assujettis est tout le contraire de la justice sociale.

Aparté: qu’on arrête de nous objecter la fumeuse théorie du ruissellement (à ce propos lire cet excellent article de Pascal Riché du NouvelObs http://tempsreel.nouvelobs.com/edito/20170929.OBS5332/la-theorie-du-ruissellement-fable-des-annees-1980.html), comme le montrent les statistiques depuis plusieurs années, les riches deviennent e plus en plus riches, et les pauvres… de plus en plus pauvres.

On a du trouver un joint pour résorber les problèmes de ruissellement, ou alors ça ruisselle à côté…

Celui qui voit ses convictions bafouées peut-il espérer trouver quelque compatibilité qui soit avec celui qui les bafoue?

Le supermarché vend aussi des burgers contenant des insectes maintenant

SOURCE: https://www.welt.de/vermischtes/article167669483/Supermarkt-verkauft-jetzt-auch-Insekten-Burger.html?wtrid=socialmedia.socialflow….socialflow_twitter, Die Welt, 14/08/2017

 

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO recommande chaudement depuis des années de manger des insectes, bonne source de protéines. La chaîne de supermarché Coop en tire maintenant les conséquences en Suisse, et ajoute à sa gamme de produits un burger aux insectes.

Un burger avec des vers de farine: Cette spécialité sera disponible à partir de la semaine prochaine dans plusieurs filiales d’une chaîne de supermarchés suisses. Depuis la légalisation de la vente d’insectes en Suisse au printemps, l’entreprise travaille sur sa gamme de produits. Des boulettes avec des vers de farines viendront s’ajouter dans ses rayons aux côtés de ces burgers.

Lundi, la chaîne de supermarchés Coop vantera les créations du fournisseur Essento: en plus des vers de farine le burger contiendrait du riz, des carottes, du céleri et du poireau avec un soupçon de chili. Les boulettes d’insectes seront concoctées avec des pois chiches, des oignons, de l’ail et de la coriandre. Et il sera également possible de commander le burger aux insectes en ligne sur coopathome.ch à partir du 21 août.

Selon le cofondateur d’Essento Christian Bärtsch, les insectes auraient un fort potentiel sur le plan culinaire, seraient sains et durables. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO recommande chaudement depuis des années de manger des insectes, bonne source de protéines.

Les insectes sont autorisés comme aliment dans certains pays européens, comme en Belgique. Ce n’est pas encore le cas en Allemagne, comme le confirme l’Institut pour les technologies alimentaires. Depuis le 1er mai en Suisse, grillons, locustes et vers de farine peuvent être vendus à la consommation.

Le Tribunal condamne le jeune homme à 20 heures de lecture

SOURCE: https://www.welt.de/regionales/bayern/article167666479/Gericht-verurteilt-jungen-Mann-zu-20-Stunden-Lesen.html?wtrid=socialmedia.socialflow….socialflow_twitter, Die Welt 14/08/2017.

 

La police avait déjà arrêté deux fois un jeune homme pour une plaque d’immatriculation mal montée. Le Tribunal le condamna alors à une peine particulièrement créative : 20 heures de lecture.

Un motard de 19 ans a écopé d’une peine assez extraordinaire. La police l’ayant pincé à deux reprises dans Munich avec une plaque d’immatriculation mal montée, une juge pour enfants le condamna à 20 heures de lecture.

Sa plaque d’immatriculation était de travers et maintenue par une simple sangle en caoutchouc. Mais comme il ne semblait pas avoir appris quoi que ce soit de la première fois, la juge pour enfant devait dès lors se montrer un peu plus créative. Comme prononcé par le Tribunal lundi, il trouverait au travers de la lecture la motivation « [de] se confronter une fois de plus sur un plan intellectuel avec les faits ». Le jugement du 8 juin fait force de droit.

Le jeune doit rendre un travail de synthèse

Les jeunes condamnés à cette peine de lecture, mesure éducative exécutée à l’université de Munich, choisissent dans une liste des livres qui collent à leurs intérêts ou à leurs problèmes. A la fin ils doivent rendre un travail de synthèse, qui peut par exemple être selon le Tribunal un résumé, une affiche ou une chanson de rap.