Généalogie

Pourquoi la généalogie?

Parce que j’ai deux passions (entre autres), l’histoire et les énigmes.

Et en plus, je trouve ça sympa de découvrir des détails sur ses ancêtres.

Des trucs sympas (des décorés de la Légion d’honneur – base Léonore -, des conseillers à la cour du Prince de Hesse, des faits d’armes dans les livrets militaires ou sur le site Mémoire des hommes).

D’autres moins, comme par exemple le jugement ayant justifié le divorce d’entre sa femme et un de mes arrières grand-pères, parce qu’il était loin d’être doux avec elle (euphémisme).

Et puis ça fait prendre conscience de certains faits historiques: les actes paroissiaux du côté de mes aïeux protestants par exemple, où les actes des prêtres catholiques parlent de personnes de R.P.R (…) ou de Religion P.R (religion prétendument réformée) décédées dans l’hérésie de Calvin et enterrées en terre profane (alors que les catholiques étaient inhumés); que d’autres convertis de force (« suffisamment instruits des vérités de notre Sainte Eglise ») sont reconnus « sincèrement revenus de leurs erreurs auxquelles ils ont renoncées et renoncent présentement de tout leur cœur, ont promis de vivre et mourir dans le Sein de l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine » tel « qu’il appert par le certificat » du « prêtre et curé […] commis […] pour leur instruction »; qu’un autre (Jacques PELLISSIER TANON pour ne point le nommer) ayant facilité par sa fonction de châtelain royal la prédication de la « fausse » religion, a été convaincu de prévarication et d’avoir favorisé la fuite des prédicants et donc condamné à servir le roi sur les galères (d’où le nom de Galériens donné aux condamnés du Désert), ayant préalablement été marqué au fer chaud

JPTC

(le détail de la condamnation est « truculent », voir l’arrêt de la souveraine cour de parlement aides et finance du Dauphiné du 3 septembre 1740, numérisé par Google ;)), s’est enfui (en l’occurrence en Suisse) et y est mort quelques années plus tard (Genève, décembre 1747).

Les recherches généalogiques sont maintenant assez simples.

En France (mais on peut aussi trouver des liens pour des recherches à l’étranger), chaque département possède des Archives Départementales (AD) qui possèdent les registres d’état civil des communes de ce même département (lorsque le registre communal a été versé aux AD, ce qui, si je ne me trompe pas, arrive à la date de clôture d’un registre, soit 75 ans).

La plupart du temps, ces AD publient en ligne les registres (Liste de Francearchives, liste incluant les liens vers des archives communales pour les communes en ayant).

Cette publication en ligne répond à certaines règles; outre celles définissant l’archive comme étant publique (75 ans pour les naissances – ou 25 ans après la date du décès de l’intéressé – et les mariages, les actes de décès sont immédiatement communicables), il y a les délais définis par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL): dans la Délibération n° 2012-113 du 12 avril 2012, les délais sont de 75 ans pour les actes de mariage, 75 ans pour les actes de naissance sans mention marginales (date de mariage, de divorce, de reconnaissance, de décès) ou 100 ans avec (donc 100 ans, les AD ne vont pas gommer les mentions marginales et re-numériser ultérieurement les actes) et 25 ans pour les actes de décès (plus de détails ICI); pour finir, il y a aussi une question pratique: la numérisation représente des coûts et de la mobilisation d’employés, elle ne se fait donc pas toujours au fur et à mesure des délais « susmentionnés », et on trouve dans la plupart des actes des numérisations jusqu’au début du 20ème siècle (des exceptions sont à noter, entre autres pour les AD75).

On distingue entre registres d’état civil et registres paroissiaux, après 1792 pour les premiers et avant donc pour les seconds.

Les registres d’état civil contiennent les naissances, mariages et décès de chaque année, les registre paroissiaux contiennent les baptêmes, mariages et sépultures (ou inhumations), les BMS.

Dans les deux cas il s’agit de tenir des registres de l’état civil, comme institué par l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 (au moins pour les naissances), mais les registres paroissiaux étant tenus par des curés, on n’y trouve pas d’acte pour des personnes de confession juive – on peut peut-être demander aux consistoires régionaux, mais je n’ai jamais essayé, je suis stoppé à 1789 pour les recherches du côté de ma femme -, et parfois des protestants (pas toujours, mais on peut trouver des registres protestants tenus soit par des pasteurs itinérants, soit par les lieutenants de bailliages du roi).

La grande grande différence qui rend les recherches jusqu’en 1792 plus rapides (si les aïeux n’ont pas trop bougé d’une ville à une autre, voire à un autre département, parfois très très éloigné – ex. Isère/Essonne -), ce sont les Tables Décennales (TD).

Certaines communes tenaient avant 1792 des tables annuelles, et on trouve parfois des tables à la fin de chacune des années dans les registres paroissiaux.

Mais les TD, c’est… RÉ-VO-LU-TIO-NNAIRE! comme leur nom l’indique, elles listent sur une période de 10 ans les naissances, mariages et décès (1792-1802 – an X -, -an XI- 1803-1812, 1813-1822,1823-1832,1833-1842, 1843-1852, 1853-1862, 1863-1872, 1873-1882, 1883-1892, 1893-1902, 1913-1922 etc…).

Une fois qu’on a la date dans les TD, on peut aller voir dans le registre idoine et trouver l’acte individuel.

Et sur l’acte individuel, d’éventuelles mentions marginales (souvent pas avant la fin du 19ème siècle, à part pour les rectifications d’actes et les reconnaissances, code Napoléon, voir ICI pour plus de détails sur les mentions marginales) peuvent aider à trouver les autres grands événements dans la vie d’un ancêtre.

Pour faire simple: sur votre acte de naissance (« demandable » en ligne sur le site de votre commune de naissance) figurent les dates et lieux de naissance de vos parents (obligatoire depuis 1922).

Vous demandez de la même façon les actes de vos parents, et vous retrouverez vos grands-parents. Si après 1922 (mon cas), vous avez la date et le lieu de naissance de vos grands-parents. Si avant, vous avez au moins le nom de vos grands-parents, et vous pouvez chercher le mariage correspondant dans les TD de la commune où est né votre père et dans celle de la commune où est née votre mère, un peu avant leur naissance. Si vous ne trouvez rien, vous pouvez regarder dans les recensements de population pour la ville où elle ou il est née/né (de l’inclusive en toutes lettres), il se peut que vous y trouviez la commune de naissance, au moins son âge, son année de naissance peut être déduite et vous pourrez consulter son livret militaire ou registre matricule dans lequel figure la date exacte (si c’est un homme, et sachant que l’année de recrutement – classe – est l’année de naissance + 20).

Et ainsi de suite (sans les recensement ni les registres matricules, les deux datant au mieux du milieu du 19ème, plus souvent de la fin de ce siècle).

C’est quand on arrive à avant 1792 que ça se corse (mais sympa quand même, et gratifiant quand on finit par trouver): il faut souvent parcourir des registres de BMS et « lire » tous les actes (souvent les déchiffrer, faire de la paléographie), retenir certaines formules pour identifier l’acte (différencier un B d’une S et d’un M – « après publication de trois bans faite en cette église aux prônes de la messe paroissiale » pour les M par exemple -) si le curé n’a pas fait précéder chaque acte d’un B, d’un M ou d’un S.

Et si l’acte est de l’est de la France (Strasbourg par exemple), l’acte paroissial sera en Allemand, mais pas l’Allemand d’un acte Strasbourgeois entre 1871 et 1918, de l’Allemand que je n’arrive pas à déchiffrer (ou un mot sur 5…).

Pareil pour le nord-est, où l’acte pourrait être en latin (peut-être aussi ailleurs, mais je n’en ai encore jamais rencontré).

Heureusement, il y a des sites d’entraide généalogique qui offrent d’aider les généalogistes, comme FranceGenWeb ou Le Fil d’Ariane (mais aussi beaucoup de forums, trop pour être listés ici), qui proposent leur aide dans plein de domaines (entre autres paléographie et demande d’actes dans des AD qui ne sont pas en ligne ou pour des registres qui ne sont pas en ligne, disponibles en salle de lecture uniquement).

Et je remercie très très chaleureusement les bénévoles de ces sites et ceux des forums pour leur aide, sans laquelle j’aurais bien des fois été bloqué, et n’aurais pas pu remonter à des actes du 17ème (mon plus ancien ascendant direct pour l’instant – dont j’ai les actes, parce que j’en ai de plus anciens, mais pas d’acte, donc « putatifs » -, Marin LOISEAU).

Voilà, je pense avoir balayé en gros, si certains voient des précisions, des commentaires ou des corrections à apporter, qu’ils n’hésitent pas à mettre un commentaire.

 

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« Les députés ne sont pas des salariés du privé auxquels leur patron donne une mission » (F. de Rugy)

Qu’ils ne soient pas des salariés du privé, ça soit, tout le monde en conviendra, ou alors il faudrait être sacrément con dans la mesure où ce sont des fonctionnaires, puisqu’ils perçoivent un traitement de l’Etat.

Maintenant, ils ne remplissent pas une mission que leur patron leur donne ?

Ils ne travailleraient pas, n’auraient donc pas de patron et n’effectueraient donc pas de mission non plus ?

Je demande, parce que même un indépendant a toujours un patron, lui-même, parce qu’il ne va pas gagner d’espèces sonnantes et trébuchantes à ne rien faire…

Et comme ils gagnent de l’argent (le traitement qu’ils perçoivent), c’est qu’ils travaillent !

Et comme ils travaillent, ils ont nécessairement un patron.

Ensuite, pas de mission ?

Excusez-moi, mais là, vous nous prenez VRAIMENT pour des cons.

S’ils ont un boulot, ils ont nécessairement une mission, mission qui s’appelle d’ailleurs un mandat (d’où l’IRFM).

Et leur mission, le mandat, c’est de gérer la circonscription dans laquelle ils ont été élus (aparté : de là à dire que ce sont ceux qui les ont élus qui sont leur patron, non, loin de moi cette idée, bien que ce soient aussi les impôts que payent ceux qui les ont élus qui financent leur traitement…).

Et je ne pense pas que s’acheter un écran plat où offrir un cadeau de Noël au petit-fils d’un collègue (rappelons quand même qu’on a vu ça dans un reportage, je crois que c’était Envoyé Spécial il y a quelques temps !) fasse partie de la gestion de la circonscription dans laquelle ils ont été élus !!!

Voilà donc pourquoi les députés doivent, comme tous ceux qui dépensent l’argent que d’autres leur donnent, en dehors de leur salaire ou d’un prêt à la consommation AVEC INTÉRÊTS, justifier les frais dont ils demandent la couverture au titre de l’IRFM.

C’est l’unique et suffisante raison.

Il est simplement INACCEPTABLE qu’ils n’aient pas à justifier leurs frais, et ils n’ont pas leur mot à dire.

La justification doit-être la règle parce qu’il ne peut pas y avoir de dépense injustifiée dans ce domaine, et ils s’y plient ou ils trouvent un boulot où ils peuvent ne pas justifier les dépenses qu’ils imputent à des frais remboursables.

Comme on dit de nos jours, period !

Socialistes et Macron-compatibilité

C’était le titre d’une rubrique à la radio il y a quelques jours.

Faisons simple: un socialiste, c’est quelqu’un mu par la justice sociale, dont le fondement est que les infrastructures sociales (ie services publics) sont financées à hauteur des moyens de chaque contribuable.

Il me semble (doux euphémisme s’il en est) que réformer l’assiette de l’ISF, ce qui pourrait avoir pour conséquence de tout simplement exonérer de l’ISF certains qui devraient y être assujettis est tout le contraire de la justice sociale.

Aparté: qu’on arrête de nous objecter la fumeuse théorie du ruissellement (à ce propos lire cet excellent article de Pascal Riché du NouvelObs http://tempsreel.nouvelobs.com/edito/20170929.OBS5332/la-theorie-du-ruissellement-fable-des-annees-1980.html), comme le montrent les statistiques depuis plusieurs années, les riches deviennent e plus en plus riches, et les pauvres… de plus en plus pauvres.

On a du trouver un joint pour résorber les problèmes de ruissellement, ou alors ça ruisselle à côté…

Celui qui voit ses convictions bafouées peut-il espérer trouver quelque compatibilité qui soit avec celui qui les bafoue?

Le supermarché vend aussi des burgers contenant des insectes maintenant

SOURCE: https://www.welt.de/vermischtes/article167669483/Supermarkt-verkauft-jetzt-auch-Insekten-Burger.html?wtrid=socialmedia.socialflow….socialflow_twitter, Die Welt, 14/08/2017

 

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO recommande chaudement depuis des années de manger des insectes, bonne source de protéines. La chaîne de supermarché Coop en tire maintenant les conséquences en Suisse, et ajoute à sa gamme de produits un burger aux insectes.

Un burger avec des vers de farine: Cette spécialité sera disponible à partir de la semaine prochaine dans plusieurs filiales d’une chaîne de supermarchés suisses. Depuis la légalisation de la vente d’insectes en Suisse au printemps, l’entreprise travaille sur sa gamme de produits. Des boulettes avec des vers de farines viendront s’ajouter dans ses rayons aux côtés de ces burgers.

Lundi, la chaîne de supermarchés Coop vantera les créations du fournisseur Essento: en plus des vers de farine le burger contiendrait du riz, des carottes, du céleri et du poireau avec un soupçon de chili. Les boulettes d’insectes seront concoctées avec des pois chiches, des oignons, de l’ail et de la coriandre. Et il sera également possible de commander le burger aux insectes en ligne sur coopathome.ch à partir du 21 août.

Selon le cofondateur d’Essento Christian Bärtsch, les insectes auraient un fort potentiel sur le plan culinaire, seraient sains et durables. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO recommande chaudement depuis des années de manger des insectes, bonne source de protéines.

Les insectes sont autorisés comme aliment dans certains pays européens, comme en Belgique. Ce n’est pas encore le cas en Allemagne, comme le confirme l’Institut pour les technologies alimentaires. Depuis le 1er mai en Suisse, grillons, locustes et vers de farine peuvent être vendus à la consommation.

Le Tribunal condamne le jeune homme à 20 heures de lecture

SOURCE: https://www.welt.de/regionales/bayern/article167666479/Gericht-verurteilt-jungen-Mann-zu-20-Stunden-Lesen.html?wtrid=socialmedia.socialflow….socialflow_twitter, Die Welt 14/08/2017.

 

La police avait déjà arrêté deux fois un jeune homme pour une plaque d’immatriculation mal montée. Le Tribunal le condamna alors à une peine particulièrement créative : 20 heures de lecture.

Un motard de 19 ans a écopé d’une peine assez extraordinaire. La police l’ayant pincé à deux reprises dans Munich avec une plaque d’immatriculation mal montée, une juge pour enfants le condamna à 20 heures de lecture.

Sa plaque d’immatriculation était de travers et maintenue par une simple sangle en caoutchouc. Mais comme il ne semblait pas avoir appris quoi que ce soit de la première fois, la juge pour enfant devait dès lors se montrer un peu plus créative. Comme prononcé par le Tribunal lundi, il trouverait au travers de la lecture la motivation « [de] se confronter une fois de plus sur un plan intellectuel avec les faits ». Le jugement du 8 juin fait force de droit.

Le jeune doit rendre un travail de synthèse

Les jeunes condamnés à cette peine de lecture, mesure éducative exécutée à l’université de Munich, choisissent dans une liste des livres qui collent à leurs intérêts ou à leurs problèmes. A la fin ils doivent rendre un travail de synthèse, qui peut par exemple être selon le Tribunal un résumé, une affiche ou une chanson de rap.

Créer un mot de passe

Quelques conseils « maison » pour la construction de mots de passe.

Un peu pompeux, je ne suis pas expert en cybersécurité, mais je bosse dans l’informatique depuis bientôt 20 ans, et la cybersécurité dans les grosses boîtes fait que j’ai des formations régulières dans ce domaine.

Alors, pour faire court :

  • Au moins 12 caractères.
  • Combinaison de lettres majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux (point, point d’exclamation, arobe @, etc).
  • Pas de données perso dedans (nom, prénom, date de naissance, prénoms des enfants, des animaux domestiques – en « pur », pas « codées » comme expliqué dessous -).

12 caractères, ça fait beaucoup ? on peut utiliser des « passphrases », exemple :

J’aime la binouse.

On sépare tous les mots par des points :

j.aime.la.binouse

Histoire de rendre ça plus complexe, on change les a par des @, les i par des 1, les o par des 0, les s par des 5 et les e par des 3 (sorte de E maj à l’envers) :

j.@1m3.la.b1n0u53.

Manque plus que les majuscules, où vous voulez, pas au début des mots puisque c’est la règle commune 😉 :

j.@1M3.LA.b1N0u53

Vérif de « cracabilité » sur how secure is my password :

Crac

« Assez safe je dirais » 😏.

Cela étant, même s’il est fort probable que des règles de sécu font que le mot de passe entré sur ce site n’est inscrit en dur nulle part, il est préférable de le modifier un peu (en changeant les majuscules de place par exemple).

On peut faire la même chose avec j’aime pas les fachos (j.@1M3.p@5.l35.f@CH05), le FN pas chez moi (l3.fH@1N3.p@5.ch32.m01), si tu mm’emmerdes je te le rends bien (51.7U.m.3MM3rd35.j3.73.l3.r3nD5.b13N), les cons ça ose tout c’est même à ça qu’on les reconnaît (l35.c0N5.c@.053.70U7.c.m3M3.@.c@.qU.oN.l35.r3c0NN@17), etc.

Oui, mais comment en retenir plusieurs aussi compliqués ?

Plusieurs solutions, l’une d’elle est d’utiliser la même « racine » (j.@1M3.LA.b1N0u53 ici) et ajouter une terminaison alternative, exemple avec des couleurs (bleu, rouge, vert) :

j.@1M3.LA.b1N0u53-bl3U

j.@1M3.LA.b1N0u53-r0uG3

j.@1M3.LA.b1N0u53-v3R7

La terminaison peut aussi être des noms d’animaux (« codés »), les noms des sites (« codés »), etc.

CYBER-SÉCURITÉ – TU PEUX VOIR ICI SI LES HACKER CONNAISSENT TON MOT DE PASSE (Die Welt 12/08/2017 https://www.welt.de/kmpkt/article167596021/Hier-kannst-du-sehen-ob-Hacker-dein-Passwort-kennen.html?wtrid=socialmedia.socialflow….socialflow_twitter)

Certains le savent, d’autres l’ignorent : Il faut changer ses mots de passe régulièrement.

Un outil online répertoriant dans une base de données 300 millions de mots de passe ayant fuité met en évidence à quel point il est important de le faire.

Il est très vrai qu’il y a mieux pour briser la glace que de parler de cybersécurité lors d’un cocktail, et encore, c’est un doux euphémisme. C’est comme avoir à se laver les dents quand on est vraiment fatigué et qu’on veut aller se coucher. Très ennuyeux, et pourtant très important.

Nous ne répéterons donc pas la litanie consistant à dire que tu ne dois vraiment, mais vraiment pas utiliser de mots de passe qui soient ta date de naissance et ton nom. Ou que tu dois les changer vraiment, mais vraiment régulièrement. Nous savons tout cela. Au lieu de ça, nous voulons en passant attirer ton attention sur un intéressant outil de l’expert en sécurité Australien Troy Hunt.

Il offre la possibilité sur le site « Have I been pwned » de vérifier si nous sommes concernés par l’une des grandes fuites de données d’utilisateurs de ces dernières années (entre autres Myspace, LinkedIn, Adobe et Dropbox), en entrant son adresse électronique ou son nom d’utilisateur. L’outil compare simplement les données de connexion entrées avec celles contenues dans une base de données dans laquelle Hunt a rassemblé plus de 300 millions de données hackées.

Depuis peu, l’outil offre le même service pour les mots de passe. Tu peux entrer ton mot de passe, et lancer la vérification, voir s’il est dans la liste.

Avant même de vous donner le lien vers cet outil, un conseil important : Hunt lui-même avertit que cela peut être dangereux d’entrer son mot de passe dans des sites tiers où que ce soit sur internet, même sur le sien. Et cela, quand bien même l’expert qu’il est a naturellement pris des mesures de sécurité pour son site. Donc : la sécurité avant tout !

Cet outil est plus pensé comme la possibilité donnée à des gens qui ne se sont jamais préoccupés avant de modifier régulièrement leurs mots de passe, d’avoir la confirmation de manière indépendante qu’ils ne peuvent plus continuer à utiliser un ancien mot de passe.

Autrement dit : il ne faudrait pas que tu entres sur le site de Hunt un mot de passe tout nouveau, que tu utilises actuellement, et que tu penses être assez fort. Mais si ce mot de passe est déjà vieux, sur le point de devoir être changé ou quand tu as une idée pour un nouveau mot de passe et que tu veux la tester, alors là tu peux utiliser CE LIEN.

Tu as également la possibilité de télécharger depuis le site la liste de mots de passe hackés et de vérifier par toi-même si le tien en fait partie. Le fichier fait quand même 5Go et les mots de passe sont codés avec des clés que l’on appelle SHA-1[i]. Pour la vérification, il te faudra donc au préalable générer la clé SHA-1 pour ton mot de passe. Tu trouveras facilement de tels générateurs sur Google.

Quelle que soit la façon dont tu vérifies ton mot de passe, il faut te dire que si ton mot de passe ne fait pas partie des plus de 300 millions de mots de passe, cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas l’être. A l’inverse, s’il y est, alors à changer immédiatement !

Maintenant, le message devrait d’une manière ou d’une autre être clair.

La sécurité du mot de passe n’est vraiment pas un sujet sexy, mais vraiment important.

Règle de base : Plus la construction de ton mot de passe est aléatoire et complexe, mieux c’est. Tu peux évaluer sur des sites comme CELUI-LA la facilité avec laquelle un ordinateur moderne pourra craquer ton mot de passe. Il est recommandé d’utiliser un gestionnaire de mots de passe, qui générera et administrera des suites aléatoires de chiffres pour les mots de passe. Et surtout, ne JAMAIS utiliser le même mot de passe pour de différents sites.

Bon, on arrête de vous énerver maintenant. Si tu as tenu jusqu’ici, alors merci beaucoup, entre-temps la glace n’a pas seulement été brisée, mais elle a complètement fondu de chez fondu. On peut maintenant boire un autre verre !

[i] https://fr.wikipedia.org/wiki/SHA-1


Maintenant, quelques conseils « maison » pour la construction de mots de passe.

Un peu pompeux, je ne suis pas expert en cybersécurité, mais je bosse dans l’informatique depuis bientôt 20 ans, la cybersécurité dans les grosses boîtes fait que j’ai des formations régulières dans ce domaine.

Alors, pour faire court :

  • Au moins 12 caractères.
  • Combinaison de lettres majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux (point, point d’exclamation, arobe @, etc).
  • Pas de données perso dedans (nom, prénom, date de naissance, prénoms des enfants, des animaux domestiques – en « pur », pas « codées » comme expliqué dessous -).

12 caractères, ça fait beaucoup ? on peut utiliser des « passphrases », exemple :

J’aime la binouse.

On sépare tous les mots par des points :

j.aime.la.binouse

Histoire de rendre ça plus complexe, on change les a par des @, les i par des 1, les o par des 0, les s par des 5 et les e par des 3 (sorte de E maj à l’envers) :

j.@1m3.la.b1n0u53.

Manque plus que les majuscules, où vous voulez, pas au début des mots puisque c’est la règle commune 😉 :

j.@1M3.LA.b1N0u53

Vérif de « cracabilité » sur how secure is my password :

Crac« Assez safe je dirais » 😏.

Oui, mais comment en retenir plusieurs aussi compliqués ?

Plusieurs solutions, l’une d’elle est d’utiliser la même « racine » (j.@1M3.LA.b1N0u53 ici) et ajouter une terminaison alternative, exemple avec des couleurs (bleu, rouge, vert) :

j.@1M3.LA.b1N0u53-bl3U

j.@1M3.LA.b1N0u53-r0uG3

j.@1M3.LA.b1N0u53-v3R7

La terminaison peut aussi être des noms d’animaux (« codés »), les noms des sites (« codés »), etc.